Prix littéaire France Québec 2012

Jocelyne SAUCIER remporte

le prix littéraire

FRANCE-QUÉBEC 2012

pour son roman :

IL PLEUVAIT DES OISEAUX

 

Paris, le 25 octobre 2012 - Le Prix littéraire France-Québec 2012 est attribué à l’Abitibienne Jocelyne Saucier pour son roman Il pleuvait des oiseaux, publié au Québec aux Éditions XYZ. Accompagné d’une bourse de 5000 €, le Prix littéraire France-Québec sera remis en mars prochain par le Délégué général du Québec à Paris, M. Michel Robitaille, lors d’une cérémonie officielle. La lauréate effectuera ensuite une tournée organisée à travers la France par le réseau de l’Association France-Québec.

 

«Ce prix est une grande joie. Je suis ravie que mon roman ait traversé l’imaginaire de lecteurs français et qu’ils aient trouvé à s’en nourrir», a déclaré la lauréate.

 

Le roman Il pleuvait des oiseaux a également valu à Jocelyne Saucier les prix suivants : le Prix des cinq continents de la francophonie, le Prix littéraire des collégiens et le Prix Ringuet décerné par l'Académie des lettres du Québec.

 

Ce sont les lecteurs des associations régionales de France-Québec qui décernent le Prix littéraire France-Québec à un des trois finalistes sélectionnés par un jury et des comités de lecture formés de professionnels et de membres de l’Association. Cette année, plus de 600 lecteurs répartis dans 39 associations régionales ont pris part au choix du lauréat. En plus de Il pleuvait des oiseaux, deux autres romans étaient en lice : La main d’Iman de Ryad Assani-Razaki (L’Hexagone) et Voyage léger de Mélissa Verreault (La Peuplade).

 

 

Le Prix littéraire France-Québec est une initiative de l’Association France-Québec, soutenue par la Délégation générale du Québec à Paris, le ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, le ministère de la Culture et des Communications, l’Association internationale des études québécoises et le Consulat général de France à Québec. Son objectif est de contribuer à la promotion en France des récits de fiction publiés au Québec et de favoriser la rencontre et les échanges entre les auteurs québécois et les lecteurs français.

Résultats au sein de la régionnale lors de la matinée littéraire à la médiathèque d'Astaffort

prix littéraire france québec à astaffort

PRIX LITTERAIRE FRANCE – QUEBEC 2012

 

Compte-rendu de la matinée littéraire

 

 

Samedi 20 octobre : une matinée d’automne douce et pluvieuse et un rendez-vous à la médiathèque d’Astaffort qui, pour la 2ème année, met ses locaux à disposition de notre association pour le Bouche à oreille consacré aux trois ouvrages du Prix Littéraire France-Québec 2012.

 

Une bonne surprise nous attend lors du dépouillement : 65 bulletins de vote ! (37 en 2011)

Résultats locaux :

 

            La Main d’Iman : 33 voix

            Il pleuvait des oiseaux : 27 voix

            Voyage léger : 5 voix

 

L’heure qui suit passe très vite. Une dizaine de lecteurs - adhérents ou non de GGQ – ont plaisir à échanger leurs impressions sur ces trois livres tout en partageant une collation alléchante.

 

Tout d’abord, quelques informations glanées sur Internet et concernant les auteurs :

 

Jocelyne Saucier est journaliste et vit en Abitibi. Agée de 63 ans, elle a publié 4 romans en 15 ans et a été deux fois finaliste au Prix du Gouverneur Général. Son 4ème roman « Il pleuvait des oiseaux » a été récompensé en novembre 2011 par le Prix des Cinq Continents de la francophonie et en avril 2012 par le Prix des Lecteurs de Radio Canada pour la littérature francophone.

 

Ryad Assani-Razzaki est né en 1981 à Cotonou au Bénin- son pays d’origine- où il revient fréquemment. Installé au Canada depuis 2004, il est informaticien et vit à Toronto et à Montréal. Il a reçu le prix Trillium pour son recueil de nouvelles « Deux cercles » en 2010 et « La Main d’Iman » a été lauréat du prix Robert-Cliche du premier roman.

 

Mélissa Verreault est la plus jeune. Auteure, journaliste et adjointe à la rédaction d’un magazine montréalais Urbania, elle est née en 1983. « Voyage léger » est son 1er roman. Elle est maman de « triplettes ».

 

Deux jeunes auteurs présents donc cette année dans la sélection et dont il sera intéressant de suivre les publications.

 

Les échanges commencent autour du livre qui a eu le moins de voix : Voyage léger.

 

Un livre mélancolique, qui exprime une quête identitaire, une crise existentielle, un livre qui est le reflet du désarroi d’une certaine jeunesse actuelle mais aussi – diront certains – de n’importe qui à des moments difficiles de la vie. Ce climat de spleen a pu dérouter le lecteur. Peut-être ce roman demande-t-il d’être lu avec un certain état d’esprit pour en apprécier toutes les subtilités. Pour certains, le contenu –trop convenu- n’a pas soulevé l’enthousiasme. D’autres soulignent des détails passés inaperçus ( le choix du prénom Ariane- les belles trouvailles du livre que sont les instantanés des cartes postales ou la chasse au trésor à rebours – les formules finales percutantes – les révélations très progressives sur le passé dont l’héroïne doit se défaire pour apprendre à exister et naître à la vie) . A-t-on noté le retour du nombre 7 au fil de la narration ? Coïncidence ou volonté de l’auteur ? Et comment interpréter la fin ?

De la confrontation des différents points de vue naissent de nouvelles approches et pour certains l’envie de relire le livre en ces temps d’automne plus propices à l’introspection et au roman intimiste.

 

Il pleuvait des oiseaux : Un titre très poétique, une photo qui attire. Certains ont été séduits immédiatement par cette belle histoire où se mêlent la réalité et la fiction, servie par une écriture sobre et efficace qui suggère l’émotion sans tomber dans le pathétique. Beaucoup de lecteurs ont été sensibles à la grande humanité qui se dégage de ces personnages attachants -marginaux et âgés – des liens forts qui les unissent et de leur volonté de vivre et de mourir libres et dignes. On remarque que ce dernier point correspond tout à fait à un questionnement d’actualité dans notre société sur le vieillissement et la fin de vie.

Il pleuvait des oiseaux est le seul livre de la sélection à évoquer les grands espaces canadiens, les forêts, les lacs, et aussi un fait historique bien réel : les grands feux de Matheson dans le nord de l’Ontario en 1916. Jocelyne Saucier aime aussi à brouiller les pistes et à surprendre le lecteur. Beaucoup – mais pas tous – ont aimé ce livre qui fonctionne comme un conte et qui –comme tel- se termine sur une note résolument tendre et optimiste – trop, pour certains.

 

Mais le livre qui a impressionné le plus par son réalisme, sa cruauté et la force de son écriture est sûrement La Main d’Iman. Une tragédie qui s’appuie sur des faits réels que l’auteur a pu collecter lors de ses fréquents séjours dans son pays d’origine- mais dans le roman aucun pays précis n’est mentionné. Certains lecteurs ont trouvé la fin trop sombre, trop dramatique. L’auteur dit avoir voulu raconter le dur chemin qui mène à l’immigration ; ceux qui ont séjourné en Afrique ont fait part de leur vécu qui vient confirmer les thèmes abordés dans le livre : exploitation des enfants – délinquance- misère- condition des femmes – poids de la foi et des traditions- espoirs déçus et mirage de la lointaine Europe. Le roman séduit aussi par sa construction : roman à plusieurs voix : les faits et gestes d’Iman sont filtrés par son entourage. Mais qui est vraiment Iman ? Le choix d’en faire un métis est hautement symbolique. Et que dire de l’amitié qu’éprouve Toumani pour Iman ? Ce roman à l’écriture riche et limpide nous place ainsi au plus près de l’âme des personnages – certes éloignés de nous, ils restent proches par leurs sentiments et leur désir d’une vie meilleure. Le trio Iman – Toumani – Alissa restera longtemps marqué dans la mémoire des lecteurs présents qui apprécieraient de rencontrer Ryad Assani-Razzaki - si ce n’est à Astaffort - peut-être lors de sa venue dans une régionale voisine au printemps prochain.

 

11h45 : L’heure de se quitter, de revenir à la réalité d’un week-end automnal, après un agréable moment de partage, de convivialité et de voyage littéraire dans l’univers de ces trois auteurs Québécois récemment rencontrés.

            Merci à France-Québec pour cette sélection.

            Merci à tous les lecteurs et à tous ceux qui ont œuvré à ce projet.

Merci à Brigitte pour son accueil et son implication sans oublier ses collègues de la médiathèque.

 

 

Pour la Commission Prix littéraire de GGQ

 

Michelle Campesan

affiche prix littéraire ggq et france québec2012

Où trouver ces livres et particper au vote ?

 

Médiathèque d'Astaffort

 

Médiathèque du Passage

 

Médiathèque de Lectoure

 

Ecole Musée de Lagruère

 

Bibliothèque de Donzac

 

Bibliothèque de Layrac

 

Où acheter ces livres ?

 

Librairie Martin Delbert à Agen


couverture "il pleuvait des oiseaux"

IL PLEUVAIT DES OISEAUX de Jocelyne Saucier

Vers quelle forêt secrète se dirige la photographe partie à la recherche d’un certain Boychuck, témoin et brûlé des Grands Feux qui ont ravagé le nord de l’Ontario au début du XXe siècle? On ne le saura pas. Boychuck, Tom et Charlie, dorénavant vieux, ont choisi de se retirer du monde. Ils vivent relativement heureux et ont même préparé leur mort. De fait, Boychuck n’est plus de ce monde au moment où s’amène la photographe.
Tom et Charlie ignorent que la venue de la photographe boulversera leur vie. Les deux survivants feront la rencontre d’un personnage aérien, Marie-Desneige. Elle a 82 ans, tous ses esprits, même si elle est internée depuis soixante-six ans. Elle arrivera sur les lieux comme une brise espérée alors que la photographe découvrira que Boychuck était un peintre et que son œuvre était tout entière marquée par le Grand Feu de Matheson. 
C’est dans ce décor que s’élabore Il pleuvait des oiseaux. Nous voici en plein cœur d’un drame historique, mais aussi pris par l’histoire d’hommes qui ont choisi la forêt. Trois êtres épris de liberté et qui ont fait un pacte avec la mort. Un superbe récit à la mesure du grand talent de Jocelyne Saucier. 

Plus d'informations  : http://www.editionsxyz.com/catalogue/586.html

couverture "la main d'iman"

LA MAIN D'IMAN  de Ryad Assani Razaki

Plusieurs voix se succèdent pour nous raconter une histoire qui se déroule sur trois générations. Chacune apporte une pièce au puzzle et le lecteur verra peu à peu la mécanique implacable du destin, que l'auteur a mise en marche depuis sa toute première ligne, aboutir à une véritable tragédie.
Ils sont africains, leur pays n'est pas nommé, mais l'Afrique noire est finalement le personnage principal du roman. À travers les trajectoires des différents personnages, et grâce à une écriture précise et poétique dotée d'une sensibilité hors du commun, c'est tout le drame de l'Afrique qui se dessine - ses forces, ses richesses, ses prédateurs, sa violence et son désespoir!

Plus d'infos : http://www.edhexagone.com/Main-Iman/Ryad-Assani-Razaki/livre/9782890069411

 

couverture "voyage leger"

VOYAGE LEGER    de Melissa Verreault

Ariane, personnage caractéristique d’une génération à la dérive, décide de quitter le pays sur le premier vol disponible afin de se soustraire à son présent. Une fois arrivée dans la salle d’embarquement, elle est soudain paralysée. Voilà le point de départ d’un voyage fort inattendu. Sur fond résolument urbain, au hasard de rencontres, de réflexions et de photographies, ce qui l’a façonnée est décortiqué et remis en question.

Ce roman émouvant aborde les thèmes de la quête identitaire, du retour à l’essentiel, du voyage et du changement. Voyage léger est un véritable manifeste pour la vie.

 

Plus d'infos : http://lapeuplade.blogspot.fr/2011/05/voyage-leger-roman-de-melissa-verreault.html