Prix littéraire 2018

Lauréat Prix littéraire 2018 : Eric Plamondon avec Taqawan


Paris, le 13 novembre 2018

 

Le Prix littéraire France-Québec 2018 est attribué à Éric Plamondon pour son roman Taqawan, publié au Québec aux éditions Le Quartanier en 2017 et en janvier 2018 aux Éditions Quidam, en France.

 

« Je suis heureux, fier et ému de recevoir le prix France-Québec. Heureux de la rencontre de mon roman Taqawan avec les lecteurs et lectrices en France. Fier de défendre la littérature québécoise. Et  ému de ce prix qui vient comme célébrer mon parcours personnel entre mon pays natal et mon pays d’adoption. Je vis en France et j’écris Québec ! », a réagi l’auteur lorsqu’il a appris sa victoire.

 

Ce prix, doté d’une bourse de 5 000 €, sera remis en mars 2019 par la Déléguée générale du Québec en France et la Fédération France-Québec / francophonie, au stand Québec Édition à l’ouverture du Salon Livre Paris. Le lauréat effectuera, au printemps, une tournée organisée par la FFQ /F à travers la France.

 

Cette année, plus de de 600 membres répartis au sein de 33 comités de lecture en régions ont pris part au choix du lauréat. Outre Taqawan, deux autres romans étaient en lice : De bois debout de Jean-François Caron (La Peuplade) et Johnny de Catherine Eve Groleau (Boréal). Les trois finalistes avaient été sélectionnés par un jury formé de professionnels du milieu littéraire et de représentants des comités de lecture de la Fédération France-Québec / francophonie.

 

Pour la première fois depuis sa création en 1998, le Prix littéraire France-Québec a une Québécoise pour déléguée. Installée à Paris, Jo Ann Champagne, consultante et chargée des relations publiques pour le compte d’éditeurs ou d’auteurs québécois, est une professionnelle reconnue du milieu littéraire. Elle est fière de représenter un prix faisant rayonner le talent des auteurs québécois en France.

 

Le Prix littéraire France-Québec est une initiative de la Fédération France-Québec / francophonie, soutenue par la Délégation générale du Québec en France, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, le ministère de la Culture et des Communications du Québec, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, l’Association internationale des études québécoises et le Consulat général de France à Québec. Son objectif est de contribuer à la promotion en France de la littérature québécoise et de favoriser la rencontre et les échanges entre les auteurs québécois et les lecteurs français.

 

article fédération france québec francophonie

Les ouvrages en concours pour le prix littéraire France Québec sont disponibles dans les points de lecture suivant :
Médiathèque Astaffort
- Médiathèque du Passage
- Bibliothèque de Laplume
- Bibliothèque Bon Encontre
- Bibliothèque Estillac
- Médiathèque Pont du Casse
- Médiathèque de Lectoure

Les ouvrages en compétition :

Johnny

Catherine Eve Groleau

Editions Boréal

 

Johnny, tout juste vingt-deux ans, débarque à Montréal. Pas question de rester à Odanak, là où les rues ne sont pas pavées, là où les maisons, jamais achevées, trop petites, renferment des femmes transies de piété et des hommes qui ne rêvent que de chasse. Parce qu’il a le teint mat, l’œil sombre, la crinière noir corbeau, il se fait passer pour un Italien et commence à accomplir les sales boulots de la petite pègre. C’est là qu’il rencontre Valentine à la blondeur qui piège le soleil, Valentine au profil de médaille, aux longues jambes grâce auxquelles elle quittera Ville-Émard à tout jamais. Rien – retours aux sources, renoncements, sacrifices – n’arrêtera la folle chevauchée dans laquelle ils se sont lancés en voulant changer de vie.

 

Taqawan

Eric Plamondon

Editions Quidam

 

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »
Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Émeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.
Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source…

 
Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

De bois debout

Jean-François Caron

Roman Editions LA PEUPLADE

Le coup est parti. Alexandre a vu mourir son père, abattu par erreur. Alors il a couru, fonçant à travers les branches, affolé, vers la première maison, chez celui qu’on appelle Tison. La chasse à l’aube, les sandwichs de pain blanc, les bûches qu’il faut corder droit, en un instant tout s’est évanoui dans la paix de la forêt.

Alexandre quitte Paris-du-Bois, marche dans la solitude, il a perdu les gens qu’il aime. Des voix – des chœurs, des airs volatiles – se joignent à la sienne durant ses lectures. Engoncé dans le silence de ce père sans passé, il se tourne vers l’unique refuge possible : les livres. Le père, lui, il n’aimait pas les livres.

 

Jean-François Caron signe un roman sensible qui affirme, en dépit de toute douleur, que rien – aucun amour, aucun monde – n’est détruit à jamais.

 

FINALISTE – Prix littéraire des collégiens

FINALISTE – Prix des libraires du Québec

FINALISTE – Prix littéraire France-Québec

Présélections des ouvrages pour 2018 :

Tous ces ouvrages seront disponibles à la médiathèque d'Astaffort

Les sept romans présélectionnés pour le Prix littéraire France-Québec 2018 sont

De bois debout de Jean-François Caron (La Peuplade),

Bénédiction d’Olivier Dufault (Marchand de feuilles),

Hors saison de Max Férandon (Alto),

Johnny de Catherine Eve Groleau (Boréal),

Taqawan d’Éric Plamondon (Le Quartanier/Quidam),

Les repentirs de Marc Séguin (Québec-Amérique)

et Ici, ailleurs de Mathieu Simard (Alto).

Matthieu Simard

 

Ici, ailleurs

 

Ils ont planté l’antenne quelques années avant que nous achetions la maison du vieux. Depuis, le village se vide. Certains habitants s’en vont, d’autres meurent, d’autres encore disparaissent dans la forêt.

Il en reste bien quelques-uns – Fisher l’homme à tout faire qui ne fait rien, Madeleine la serveuse autrefois sexy, l’épicier déterminé à vendre ses cœurs d’artichaut –, mais ceux qui restent ne veulent pas vraiment de nous. Ce n’est pas grave, nous ne sommes pas venus ici pour nous mêler à leurs histoires, mais pour oublier, nous retrouver peut-être.

 

Recommencer. Nous sommes venus ici pour ne pas être ailleurs. Nous n’en repartirons peut-être pas.

 

Olivier Dufault

 

BÉNÉDICTION

 

Ernest Dufault quitte le Québec et sa famille à l’âge de 15 ans, en 1907, pour poursuivre son rêve irrésistible de vivre dans l’Ouest. Sous le nom de Will James, il sera tour à tour cowboy, voleur de bétail, prisonnier, soldat, cavalier concourant dans les rodéos, cascadeur au cinéma puis illustrateur et auteur, se distinguant par ses dessins et récits de la vie quotidienne sur les ranchs. Du milieu des années 1920 au début des années 1940, les publications s’enchaînent au rythme d’un livre par année. Certains obtiennent un vif succès, notamment Smoky, roman qui suit les tribulations d’un cheval de sa naissance à sa mort, et Lone Cowboy, My Life Story, autobiographie mensongère dans laquelle l’auteur tente d’authentifier son enfance d’orphelin élevé entre l’Alberta et le Montana par un vieux trappeur et prospecteur canadien-français nommé Jean Beaupré. Ses secrets lui pesant de plus en plus lourd avec la notoriété et la pression à écrire sans relâche le pousseront à sombrer lentement mais sûrement dans l’alcool. Will James décède des complications d’une cirrhose à l’âge de 50 ans. Son ex-femme ne connaîtra sa véritable identité que dans les semaines qui suivront son décès, en apprenant qu’il a tout légué par testament à un homme dont elle n’avait jamais entendu parler, un certain Ernest Dufault.

 

Bénédiction raconte un peu plus d’une année dans la vie de Will James, de la toute fin de 1914, où il est arrêté pour vol de bétail en Utah, à la première moitié de l’année 1916, où il est libéré sur parole de la prison fédérale de Carson City, Nevada.

 

Les documents présentés à même le texte – les lettres de Dufault à ses parents, les télégrammes de la traque de Will James, les documents reliés à sa libération conditionnelle, etc. – sont authentiques.

 

Max Férandon

 

Hors saison

 

Au Bonheur de Noël, on déniche tout l’arsenal festif nécessaire pour transformer votre demeure en havre à lutins… Décorations en tous genres, accessoires parfumés, gadgets scintillants… et un cadavre, ce qui refroidit passablement l’ambiance, surtout en octobre.

 

Qui a bien pu en vouloir à ce point à Jacques Jodoin, préposé à l’entretien aussi discret que taciturne ? Interrogés par l’inspectrice de la police de Québec Marina Duhaime, les membres du personnel ne semblent nullement correspondre au portrait qu’on se fait d’un exécuteur de concierge.

 

Entre en scène Antoine Paradis, célèbre cuisinier recyclé dans la création de repas d’avion, qui a connu Jodoin au cours d’une autre vie. Le nez au-dessus de l’affaire qui mijote, une concoction louche et plus épaisse qu’il n’y paraît, il sent que l’enquête est relevée par un zeste de vengeance, un soupçon de romance et des restes célèbres qu’on n’attendait plus.

 

La table est mise pour un trio émotion, suspense et rire servi à la Férandon.

 

Marc Séguin

 

Les repentirs

 

Marc Séguin revoit le garçon, l’adolescent puis le jeune adulte qu’il a été. Tous grugés par une incessante inquiétude, ils reviennent hanter l’homme mûr, le peintre reconnu qu’il est devenu. Il y a un train qui siffle au loin, des fissures multiples, un ravin qui se creuse. Et les seins de la belle Arielle. Il y aura des morts. Une amitié malmenée. Et un amour empêché. Comment aimer et se laisser aimer quand on est coupé de ses sentiments? Comment réparer l’irréparable? Dans ce récit sous tension où la fiction pourrait bien jouer des tours à la réalité et où l’art s’avère révélateur tout autant que mensonger, ce qui heurte la conscience du narrateur et lui torture le cœur se dévoile par couches. Les repentirs, ou la mise à l’épreuve des aveux.

 

 

 

En mars 2018, un jury composé de professionnels du milieu littéraire (Héloïse d’Ormesson, Jean-Marc Pitte, Philippe Routier, Myriam Suchet), de la responsable du prix, Corinne Tartare, et des présidents des six comités de lecture de présélection de la Fédération France-Québec / francophonie, sélectionnera trois romans parmi la liste des sept titres.

 

Doté d’une bourse de 5 000 €, le Prix littéraire France-Québec offre aussi à l’auteur l’occasion de rencontrer son lectorat lors d’une tournée littéraire en France organisée par le réseau de la Fédération France-Québec / francophonie à travers les lycées, librairies, médiathèques, etc.

 

Créée en 1998, le Prix littéraire France-Québec est  une initiative de la Fédération  France-Québec / francophonie, soutenue par la Délégation générale du Québec en France, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, le ministère de la Culture et des Communications du Québec, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, l’Association internationale des études québécoises et le Consulat général de France à Québec. Son objectif est de contribuer à la promotion en France de la littérature québécoise et de favoriser la rencontre et les échanges entre les auteurs québécois et les lecteurs français.