Bibliothèque : ouvrages en concours pour le prix littéraire

Tous ces livres sont disponibles à la médiathèque d'Astaffort

Bercer le loup - Rachel Leclerc

 

On raconte beaucoup de choses : des drames et des crises, des fins du monde. Tu sais que la plupart sont vraies, que la réalité dépasse tout ce qu’on pourra inventer dans cent ans, quand on voudra rappeler comment le gouvernement vous a lessivés en prétendant vous rendre service. Pour des centaines de familles, la vie n’a plus été la même après leur expulsion du territoire de Forillon au début des années 1970. Ce pays grandiose, devenu la nouvelle lubie d’un ministre fédéral qui promettait mer et monde à ses habitants, leur a été volé pour être transformé en parc national. Louis et Michelle Synnott ont tenté d’assurer malgré tout le bonheur de leurs enfants. Ils ignoraient que les grandes blessures se transmettent par un canal secret appelé l’inconscient. À seize ans, Janice recevra leur frustration en héritage et se chargera de la vengeance. Ce nouveau roman de Rachel Leclerc se situe aux antipodes de l’anecdote historique : tendre et incisif, aussi précis que somptueux, il confirme la place essentielle qu’occupe son auteure dans le paysage littéraire québécois depuis trente ans.

 

Le poids de la neige - Christian Guay Poliquin  Lauréat 2017

 

Dans une véranda cousue de courants d'air, en retrait d'un village sans électricité, s'organise la vie de Matthias et d'un homme accidenté qui lui a été confié juste avant l'hiver. Telle a été l'entente : le vieil homme assurera la rémission du plus jeune en échange de bois de chauffage, de vivres et, surtout, d'une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps.Les centimètres de neige s'accumulent et chaque journée apporte son lot de défis. Près du poêle à bois, les deux individus tissent laborieusement leur complicité au gré des conversations et des visites de Joseph, Jonas, Jean, Jude, José et de la belle Maria. Les rumeurs du village pénètrent dans les méandres du décor, l'hiver pèse, la tension est palpable. Tiendront-ils le coup ?

L'interrogatoire de Salim Belkakir  - Alain Beaulieu

 

Trois personnages, un jeune boulanger malouin qui n’a d’arabe que le nom, une assistante juridique fuyant sa mère hystérique et un policier mis à la retraite malgré lui, Réunis par une histoire improbable - comme la vie nous en réserve parfois. En filigrane pointe une série de questionnements sur l’identité et la responsabilité individuelle dans un monde de plus en plus polarisé.

Fanny Britt pour Les Maisons (Le Cheval d’août)
Tessa, chanteuse classique convertie en courtière immobilière, vend des maisons et ne va pas bien. Elle élève trois fils qu’elle adore avec un homme qui la chérit. Dans trois jours, elle a rendez-vous avec Francis, un ancien amour qui n’a jamais guéri. Entre-temps, il y aura des visites de propriétés, des cabines d’essayage, des cours de natation, des ponts en bâtons de popsicle à livrer à l’expo-sciences de l’école, des étreintes dans la nuit, des deuils, des rappels de l’enfance, des fantômes, et la peur de vieillir dans l’amertume. Cesse-t-on un jour de désirer ce qu’on a désiré à vingt ans ?
L’ample fresque de ce roman fouille les drames privés dans une époque d’insatisfaction et de conformisme. Derrière les portes closes sur des intérieurs encombrés par la solitude, on trouvera aussi l’amour des enfants et de l’architecture du quotidien. Tout ça se passe à Montréal.

Tristan Malavoy pour Le nid de pierres (Boréal)
Laure et Thomas se sont retrouvés, reconnus. Après les embrasements et les désillusions de la vingtaine, ils décident de quitter la ville et achètent une maison dans le village qui les a vus grandir. Ce retour aux sources marque le début d’une vie nouvelle, faite de promesses. Le temps n’est-il pas venu de songer à mettre un enfant au monde, qu’ils sauront protéger du mal, de ces forces qui nous guettent au-delà de la mort ?
Mais les morts, les disparus, ne les oublions-nous pas trop vite ? N’oublions-nous pas qu’un gouffre peut s’ouvrir au détour du sentier le plus familier ?

Anaïs Barbeau-Lavalette pour son roman

La femme qui fuit (Marchand de feuilles)
Anaïs Barbeau-Lavalette n'a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s'appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus Global. Avec Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours. Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l'auteur a engagé une détective privée. Les petites et grandes découvertes n'allaient pas tarder.
La femme qui fuit, c’est l’aventure d’une femme explosive, une femme volcan, une femme funambule, restée en marge de l’histoire, qui traverse librement le siècle et ses tempêtes. Pour l’auteur, c’est aussi une adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.

Lauérat 2015

Biz pour son roman Mort-Terrain (Leméac)

Un médecin s'établit dans une petite ville du nord du Québec en même temps qu'une grande compagnie qui s'intéresse au minerai du sous-sol de cette région. Or, l’avidité de l'entreprise qui cannibalise la terre a des répercussions humaines plus horribles qu'il n'y parait. À travers une galerie de portraits savoureux, sans jamais juger, en tentant de comprendre et d'exprimer tous les points de vue, Biz raconte une histoire fantastique et pourtant éminemment réaliste, un thriller d'horreur qui se lit au grand galop.

Julie Hétu pour MOT (Triptyque)

Mot, d’une tendre violence, nous fait penser aux anciennes tragédies grecques, à l’Or du Rhin de Wagner ou encore à Cervantès. Cybèle et ses enfants Elmhira et Mot nous entraînent à tour de rôle dans un tourbillon d’une vie où plane la mort, annoncée par trois grains d’or dont Cybèle a hérité. En Espagne, où Cybèle a trouvé refuge en fuyant la guerre du Liban, Elmirha rêve de devenir matador.

Roxanne Bouchard pour Nous étions le sel de la mer (VLB)

À l’aube d’un matin de pêche, Vital Bujold trouve le corps d’une femme dans ses filets. Cette femme, il y a 30 ans, avait bouleversé la vie de ce village et conquis, par sa beauté et son indépendance, le cœur de beaucoup d’hommes, tout en alimentant la rancœur de certains autres. Était-ce un accident, une faute de navigation ou même, un meurtre? Quelle que soit l’explication, la découverte du corps de Marie Garant crée une vague et fait en sorte que la marée des souvenirs refait surface dans la mémoire des habitants. Mais il est de notoriété publique que « … la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. »

 Gagnant 2014

Catherine Leroux, Le mur mitoyen (Alto)

Entre ses personnages, Catherine Leroux dessine une cloison fine comme un brin d’impossible qui tantôt sépare, tantôt unit, estompant la frontière entre les secrets, la vérité et l’inouï.

 Audrée Wilhelmy, Les sangs (Leméac)

Roman inspiré du conte de Barbe bleue, Les sangs interroge les relations de pouvoir, l'établissement des fantasmes et l'assouvissement des désirs. Ici, la puissance tient lieu de loi, les victimes ne sont pas telles qu'on les imagine et la mort n'est pas forcément un drame...

 Marie Larocque, Jeanne chez les Autres (Tête première)

Jeanne chez les Autres, c’est une série de tableaux qui dresse avec affection et sans concession le portrait d’une famille parfaitement dysfonctionnelle. Mais souvent attachante. Et drôle…

griffintown

Griffintown de Marie Hélène Poitras  - Gagnant 2013

 

Le jour se lève sur Griffintown après le temps de survivance, les mois de neige et de dormance.

Hommes et chevaux reprennent le chemin de l’écurie. L’hiver a eu raison de quelques-uns. Certains, comme John, reprennent le collier comme on renoue avec une mauvaise habitude. Pour d’autres, qui traînent plusieurs vies derrière eux, il s’agit souvent du cabaret de la dernière chance. Marie, la Rose au cou cassé, cherche quant à elle un boulot qui la rapprochera des chevaux. Elle ignore ce que lui réserve l’été, le dernier de Griffintown. Car tandis qu’une procession de désespérés défile vers le Far Ouest à la recherche d’une maigre pitance, la Mouche ourdit sa vengeance.

Histoire de meurtre, d’amour et d’envie dans un décor où tous les coups sont permis, Griffintown expose au grand jour l’intimité des cochers du Vieux-Montréal, ces cow-boys dans la ville. Un détournement habile, porté par une langue sensible et rude, du western spaghetti sauce urbaine.

salut mon oncle

Salut mon oncle ! de Marie-Paule Villeneuve

 

À peine sorti d’une cure de désintoxication et souffrant toujours d’un amour déçu, le jeune et brillant Nicolas, 20 ans, part à la conquête du bonheur. Admis à l’Université de Montréal, il quitte le Saguenay pour se retrouver en appartement chez son oncle bougon de 56 ans. Edgar, de son côté, a accepté ce visiteur embarrassant un peu contre son gré, ne faisant que répondre à la demande de sa soeur. Se confrontent, alors, l’attitude blasée d’un baby-boomer à la fois drôle et cynique, frappé par la crise économique de 2008, et celle, toute fraîche et très exigeante, d’un rescapé qui veut tout.Portrait à la fois tendre et satirique d'un monde en mutation, le roman de Marie-Paule Villeneuve est résolument contemporain.

un léger désir de rouge

Un léger désir de rouge de Hélène Lépine

 

«Moumbala, je suis dans un café pour oiseaux de nuit, pas trop loin du marché bigarré. Oui j'ai survécu, mais rien n'est gagné. Le sein manque à l'amoureuse, à la trapéziste, le sein de la mère manquera à l'enfant s'il advient. Le sein du chirurgien restera de glace sous les caresses. Je ne sais hurler que dans les déserts, je ne sais parler de ces choses enfouies qu'à toi.»

 

Toulouse, à vingt-huit ans, combat un cancer. Elle vient de subir l'ablation d'un sein. Son corps d'acrobate, solide, souple, l'a trahie. Odilon son amour s'est éloigné. La maladie la ramène sur les traces de son ancêtre, de son enfance, près des siens, si peu liants. Elle se replie sur elle-même et cherche une façon de renouer avec le désir.

il pleuvait des oiseaux

IL PLEUVAIT DES OISEAUX de Jocelyne Saucier - Gagnant 2012

 

Vers quelle forêt secrète se dirige la photographe partie à la recherche d’un certain Boychuck, témoin et brûlé des Grands Feux qui ont ravagé le nord de l’Ontario au début du XXe siècle? On ne le saura pas. Boychuck, Tom et Charlie, dorénavant vieux, ont choisi de se retirer du monde. Ils vivent relativement heureux et ont même préparé leur mort. De fait, Boychuck n’est plus de ce monde au moment où s’amène la photographe.
Tom et Charlie ignorent que la venue de la photographe boulversera leur vie. Les deux survivants feront la rencontre d’un personnage aérien, Marie-Desneige. Elle a 82 ans, tous ses esprits, même si elle est internée depuis soixante-six ans. Elle arrivera sur les lieux comme une brise espérée alors que la photographe découvrira que Boychuck était un peintre et que son œuvre était tout entière marquée par le Grand Feu de Matheson. 
C’est dans ce décor que s’élabore Il pleuvait des oiseaux. Nous voici en plein cœur d’un drame historique, mais aussi pris par l’histoire d’hommes qui ont choisi la forêt. Trois êtres épris de liberté et qui ont fait un pacte avec la mort. Un superbe récit à la mesure du grand talent de Jocelyne Saucier. 

la main d'iman

LA MAIN D'IMAN  de Ryad Assani Razaki

Plusieurs voix se succèdent pour nous raconter une histoire qui se déroule sur trois générations. Chacune apporte une pièce au puzzle et le lecteur verra peu à peu la mécanique implacable du destin, que l'auteur a mise en marche depuis sa toute première ligne, aboutir à une véritable tragédie.
Ils sont africains, leur pays n'est pas nommé, mais l'Afrique noire est finalement le personnage principal du roman. À travers les trajectoires des différents personnages, et grâce à une écriture précise et poétique dotée d'une sensibilité hors du commun, c'est tout le drame de l'Afrique qui se dessine - ses forces, ses richesses, ses prédateurs, sa violence et son désespoir!

voyage léger

VOYAGE LEGER    de Melissa Verreault

Ariane, personnage caractéristique d’une génération à la dérive, décide de quitter le pays sur le premier vol disponible afin de se soustraire à son présent. Une fois arrivée dans la salle d’embarquement, elle est soudain paralysée. Voilà le point de départ d’un voyage fort inattendu. Sur fond résolument urbain, au hasard de rencontres, de réflexions et de photographies, ce qui l’a façonnée est décortiqué et remis en question.

Ce roman émouvant aborde les thèmes de la quête identitaire, du retour à l’essentiel, du voyage et du changement. Voyage léger est un véritable manifeste pour la vie.

 

riviere mekiskan

Rivière Mékistan de Lucie Lachapelle - gagnant 2011

 

Résumé : Alice rapporte les cendres de son père amériendien à Mékiskan, un village perdu à douze heures de train de Montréal. Là elle découvre un monde où coexistent difficilement traditions amérindiennes et mode de vie des Blancs, où la forêt a été mutilée par les coupes à blanc, où les jeunes risquent fort de devenir délinquants et alcooliques, quand ils ne suicident pas, mais un monde, aussi, peuplé de gens fort attachants tels la vieille Lucy, une cousine de sa grand-mère, et ses petits-enfants. Alice en sera à jamais transformée.

La petite et le vieux de Marie -Renée Lavoie

 

Résumé : Elle se nomme Hélène, mais se fait appeler Joe parce qu’elle veut vivre en garçon comme lady Oscar, son héroïne de dessins animés préférés qui est le capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Comme elle, elle aimerait vivre à une autre époque et réaliser de grands exploits, car elle a l’âme romantique et un imaginaire avide de grands drames. Mais elle doit se contenter de passer les journaux, puis de travailler comme serveuse dans une salle de bingo. Après tout, au début du roman, elle n’a que huit ans, même si elle prétend en avoir dix.

Hélène a trois sœurs, un père très occupé à être malheureux et une mère compréhensive mais stricte qui ponctue ses phrases d’un «C’é toute» sans réplique. Elle vit dans un quartier populaire peuplé de gens souvent colorés dont le plus attachant est sans nul doute son nouveau voisin, Monsieur Roger, un vieil homme qui rêve de mourir. Il passe ses journées à boire de la bière, mais il accourt dès qu’on a besoin de lui. Hélène et lui développent une amitié indéfectible.

attraction terrestre

Attraction terrestre de Hélène Vachon

 

Résumé : L’un est embaumeur, fils de médecin qui, à défaut de pouvoir soigner les vivants, s’est engagé à soigner les morts. L’autre est un pianiste malade qui partage sa solitude avec les spectres d’une gloire passée. Le premier habite un immeuble où logent plein de choses tranquilles, des centenaires qui ont la manie de l’autobiographie. Le second se cloître dans une maison austère où même le soleil refuse d’entrer. L’un hésite entre deux femmes. L’autre, entre emphysème, polyarthrite rhumatoïde et parkinson. L’un rêve, l’autre tremble. La rencontre est inévitable.

Le jour où notre croque-mort philosophe égare le mystérieux manuscrit d’un locataire, le pianiste le récupère de justesse. Commence alors un chassé-croisé qui les mènera du port au café, du café au parc, du parc à la maison sans soleil puis au piano où l’amour, la vie, la mort et tout le reste régleront leurs comptes.

Pétri d’humour fin, d’absurde, d’une tendresse généreuse pour les vivants et les disparus, Attraction terrestre célèbre à sa façon le bonheur d’exister sur terre.

hkpq

HKPQ de Michèle Plomer - Gagnant 2010

 

Résumé : Une jeune femme quitte subitement le Québec après la noyade d'un proche pour se retrouver à Hong Kong. Dans les rues pavées à l'époque de dynasties anciennes avec un composé de sable, de coquillages et d'eau salée, surviennent des rencontres décisives. 

Le rodeur de la Paramount - Pierre Fortin

 

Résumé : Squeeg, un jeune graffiteur qui travaille sur le dôme d'un ancien réservoir à mélasse dans l'est de Montréal, remarque la présence mystérieuse d'un homme qui entre tous les jours, à l'aube, chez Paramount Décor et Antiquités. Que fait-il là ?
Parallèlement, Marc, qui oeuvre dans une galerie d'art contemporain et Marie, sa copine artiste-peintre, tentent de retrouver la piste d'un photographe qui a réalisé une bien curieuse série de clichés sur la mémoire. Deux avis de recherche, deux courses fascinantes qui amèneront le lecteur à découvrir les méandres de la création. 

maleficium

Malefifium de Matine Desjardins

 

Résumé : Pardonnez-leur, mon père, car ils ne savent pas ce qu’ils ont fait. Pardonnez à ces sept hommes victimes d’étranges maléfices, venus chercher dans le confessionnal une oreille attentive au récit de leur infortune et implorer le salut de leur âme souillée par la curiosité et la faiblesse de la chair. Pardonnez aussi à cette femme calomniée, emmurée dans un cruel silence, car elle sait bien ce qu’elle a fait. Pardonnez enfin à l’homme de Dieu qui a recueilli leurs aveux et brisé le sceau de la confession en les transcrivant dans un ouvrage impie.